Expériences

L’accompagnement en mémoire cellulaire vécu par des consultants.

Marianne,
durant un séminaire,
devant le groupe de participants
et les praticiens,
revivait l’absence d’intérêt
porté à ses anniversaires.
Et un des praticiens de lui demander :
« Mais c’est quoi un anniversaire ? ».
Et notre amie de passer
par toutes les couleurs de l’arc en ciel
sans trouver en elle la moindre réponse.
Et nous tous de nous agiter
devant cette amnésie incroyable.
Et un des praticiens de finir par lui dire : « C’est la célébration
de notre venue au monde,
du jour de notre naissance,
de notre arrivée ».
Comme nous disons souvent :
« C’est tombé dedans ».
Cela a déclenché une prise de conscience brutale et douloureuse.
Oui, mon arrivée n’a pas été une fête.
Ma venue a été un jour gris, sans joie. Personne ne m’a attendue dans la joie.
Et tous mes anniversaires
ont été des jours gris et sans joie,
car même moi
je ne m’attends plus dans la joie.
Cette première naissance pèse lourd
dans notre vie :
tout le monde sait qu’un kilo de plumes
pèse aussi lourd
qu’un kilo de plomb.
Pourtant tout le monde sait aussi
qu’un kilo de joie
est comme un ballon d’hélium,
alors qu’un kilo de peine
nous emplit des pieds à la tête
de souffrance et de colère.
Dans ce moment où, pour la première fois, nos alvéoles pulmonaires se déplissent,
où nous inhalons
notre première goulée d’air,
où nous assurons
l’oxygénation de nos cellules
et l’évacuation du CO2 qu’elles produisent, dans ce moment,
nous associons toute naissance
dans notre vie,
toute prise d’indépendance
à l’atmosphère
dans laquelle nous sommes accueillis
ce jour de notre naissance.
Cette atmosphère se grave
dans notre mémoire,
pas celle du cerveau
mais plus directement celle du corps.
Et des naissances nous allons en vivre
au cours de notre vie.
En premier lieu
celle de notre prise d’indépendance
quand nous allons quitter le foyer parental  et subvenir à nos besoins.
Ce jour
où nous quittons nos parents,
et où ils cessent de nous nourrir
et de subvenir à nos besoins.
Comme le corps de notre mère
Soutenue par notre père,
A cessé
De subvenir à nos besoins
A notre naissance.
Et ce jour de notre indépendance,
la mémoire de notre première naissance
se réveille.
Pour notre participante,
ce fut un jour gris et sans joie.
Comme à un autre niveau,
ses anniversaires furent
des jours gris et ans joie.
Comme chaque fois qu’elle se lance
dans un nouveau  projet,
le jour où il prend naissance,
son enthousiasme et sa joie
la quittent inexorablement
et tout devient gris.
C’est cela la mémoire du corps,
la mémoire cellulaire.
Elle nous conduit à répéter
les mêmes expériences
tant que la souffrance
qui s’est inscrite en nous
n’a pas pu  être reconnue
et n’a pas pu se dire
pour être transformée.
Et si cette souffrance est grande
et qu’elle est totalement mutique,
elle finira par se dire dans le corps.
La maladie et la douleur physique
viendront témoigner
de la souffrance intérieure
qui ne peut se dire.
En prenant conscience de la souffrance associée à sa venue,
notre amie a fait le premier pas :
sortir de la mortelle habitude
de considérer comme normale et banale
la grisaille
de tous ses jours de naissance.
Il lui revient ensuite
d’explorer en elle toute cette souffrance pour finir par ressentir
où et comment elle est inscrite
dans son corps,
de la ressentir totalement,
de s’immerger en elle
pour l’accepter totalement.
C’est comme cela que les mémoires
se transforment
et que nous nous libérons
de leur emprise.
A ce prix,
elle pourra accueillir
ses nouvelles naissances
dans la joie.
Que ses anniversaires deviennent
des fêtes heureuses et lumineuses
que personne n’oublie.